Le transport routier représente environ un tiers des émissions de CO2 du secteur des transports en France. Sous la pression réglementaire et des chargeurs, la profession accélère sa transition. Voici où en est concrètement la décarbonation en 2026.
Les biocarburants : la solution immédiate
Le B100 (biodiesel pur) et le HVO (huile végétale hydrotraitée) permettent une réduction immédiate des émissions de CO2 de 60 à 90 % par rapport au gazole, sans changement de véhicule. Ils constituent aujourd'hui la solution la plus déployable à grande échelle.
Le camion électrique : une réalité urbaine
Les porteurs électriques (jusqu'à 26 tonnes) sont désormais matures pour la distribution urbaine et régionale, avec des autonomies de 200 à 300 km. Le tracteur électrique longue distance reste plus complexe : coût élevé, autonomie limitée et infrastructure de recharge encore rare.
L'hydrogène : la promesse longue distance
Les premiers tracteurs à hydrogène circulent en test sur les grands axes. Autonomie de 600 à 800 km, temps de recharge de 15 minutes : le potentiel est réel, mais le coût du véhicule et de l'hydrogène vert freine encore l'industrialisation.
L'éco-conduite : le levier immédiat
Sans investissement lourd, une formation à l'éco-conduite permet de réduire la consommation de 5 à 10 % dès les premiers mois. Un gain financier ET environnemental immédiat.
La transition écologique du transport routier est en marche, mais elle prendra du temps. En attendant les technologies de rupture, les gains à court terme passent par le mix carburants, la formation et l'optimisation des tournées.